#ZoomSur: Alen Halilovic, à la recherche du temps perdu

« Le Messi des Balkans » ou « Le nouveau Modric ». Voilà les surnoms qui collent à la peau d’Alen Halilovic, et ce dès ses débuts professionnels en 2014. Feu follet à la crinière soyeuse, il a saupoudré la Croatie de son talent pendant 2 ans, d’une façon à rendre fier Nusret Gökçe, alias . Le petit prodige fait tomber record sur record et attire les convoitises des plus grands clubs du monde. Depuis il a signé au F.C. Barcelone, découvert la Liga, la Bundesliga mais sans jamais s’imposer. Alen est un homme pressé mais surtout mal entouré

Omniprésence parentale

Sejad Halilovic, le père d’Alen, a pris une part importante dans tous les choix de son fils, dès le début de sa carrière. Choix des destinations, négociations de contrats, discussions avec les coachs, l’ancien international bosnien veut décider de tout, et mettre son fils au maximum sur le devant de la scène. Caractère bien trempé mais influencé plus que de raison par son entourage, c’est tout le paradoxe qui entoure Alen. Cela lui coûtera sa place à Barcelone, qui ne le conservera pas après un prêt moyen à Gijon et une première saison pas top avec la réserve. « Ghajlalilovic » (le surnom d’Alen à Gijon) sera envoyé dans un Hambourg en pleine crise, après que son père ait fait capoter son transfert à Valence au dernier moment.

Alen le nonchalant

Dans tout les clubs où il est passé, Halilovic n’a jamais été un foudre de guerre à l’entrainement. Comme beaucoup de « cracks », le milieu de terrain se repose sur ses capacités au dessus de la moyenne. Mais pire encore, c’est l’implication globale d’Alen en match qui est son gros défaut. En effet, il est capable de s’effacer durant un match, ne pas toucher un ballon, ne pas faire le travail défensif. Il ne force pas, et ne se remet pas en question quand il est dans le creux.

Le milieu de terrain croate à déjà 9 sélections avec son pays, à seulement 20 ans.
Malgré son niveau décevant en club, Alen Halilovic a déjà eu l’occasion de porter le maillot de la Croatie à 9 reprises. Crédit photo ©commons.wikimedia.org

Las Palmas, pour enfin s’envoler ?

Après son court passage en Allemagne, la pépite croate débarque donc en prêt à Gran Canaria par la petite porte. S’il devrait rester 1 an et demi aux Canaries, Alen Halilovic est arrivé quasiment incognito à cause de l’arrivée tonitruante de Jesé. Cependant, c’est peut-être un mal pour un bien. Peut-être que ce choix le lancera enfin. Il arrive dans un club moins médiatisé, et qui tourne bien. Las Palmas a un des plus beaux jeux de Liga, fait de conservation de balle, où les joueurs techniques comme Viera, Boateng, Tana ou encore Roque s’épanouissent totalement. Un style qui devrait mieux convenir au natif de Dubrovnik, qui sort de deux clubs pratiquants un jeu plus direct. Sans grande pression populaire, dans une île paradisiaque, dans un club qui joue au foot… Alen a toutes les cartes en mains pour enfin éclabousser la Liga de tout son talent, et qui sait enfin avoir sa chance au Barca ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *