#ZoomSur: Eibar ou l’éloge de la verticalité

L'entraineur d'Eibar propose souvent une équipe positionnée en 4-4-2
Equipe d’une petite bourgade du Pays basque de 28 000 habitants, Eibar est le dernier bastion du foot populaire en Liga, après la relégation du Rayo Vallecano. Un stade coincé entre deux tours qui lui donne un cachet fou, pas de centre d’entrainement propre, un tout petit budget… Eibar est un ovni en Liga, mais un ovni qui joue au foot.

Le XI :

4-4-2 modulable en 4-2-3-1, Eibar utilise souvent le même XI. Les joueurs sont majoritairement espagnols, ont entre 25 et 32 ans, et ont tous pas mal voyagé, à part Capa et Garcia qui sont au club depuis quelques années. A l’image du club, l’effectif grandit. S’il n’est pas fait de grands talents il comporte de bons joueurs de championnat comme Ramis, Leon, ou Inui.

Le tout sublimé par la présence de Sergi Enrich, impliqué dans 34% des buts de son équipe, avec 9 buts et 4 passes décisives. Le buteur espagnol est l’homme a tout faire du système offensif de son équipe. En effet, l’attaquant joue à la fois comme pivot, finisseur, ou passeur. Dans ce dernier rôle, il attire les défenseurs et libère les espaces pour les ailiers. Un facilitateur pour le jeu vertical prôné par José Luis Mendilibar.

La Verticalité comme maitre mot

C’est une vraie volonté du coach, le jeu doit être tourné vers l’avant. Faire monter le bloc pour sauter le pressing haut des équipes de Liga est l’objectif de l’entraîneur espagnol. Avec 48% de possession moyenne, le club basque a le 2ème pire taux de possession du Top10, seul l’Espanyol fait moins bien. Un fait illustre particulièrement bien le jeu des rouges et bleus. Eibar envoie 85 longs ballons par match, soit le plus haut total de Liga, quand le deuxième n’est qu’à 77.

Les centraux ont vraiment comme consigne d’allonger, directement sur les attaquants, qui devront remiser soit en arrière pour combiner, soit sur les coté pour déborder. La verticalité est un réel état d’esprit. Dès la récupération du ballon, l’objectif est de faire mal le plus vite possible. Ainsi, les basques n’hésitent pas à frapper de loin, en première intention.

Eibar ailé

Dans le système de Mendilibar, ce sont très souvent les ailes qui sont plébiscitées, après des combinaisons offensives. Les paires Inui/Luna ou Arbilla et Capa/Leon font constamment des aller retours sur les côtés. Un coup le latéral monte pour permettre à l’ailier de combiner, un coup l’ailier redescend pour apporter un soutien défensif au latéral.

Cela se retranscrit dans les stats. Eibar est l ‘équipe du top 10 qui passe le plus par les ailes (79% de ses actions), et qui tente le plus de centres par match, en moyenne 25 par match. Cette volonté de verticaliser amène Eibar à effectuer 10% de ses tirs dans les 6 mètres adverses, soit autant que le Real et l’Atlético, qui ont des jeux assez similaire. Tout cela est permis par le 4-4-2 à plat cher à Christian Gourcuff. Schéma qui convient à quasiment tous les joueurs. Il permet de compenser les montées, et surtout de quadriller le terrain de façon optimale.

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