#ZoomSur: Boston Celtics, ces nouveaux Warriors

On attendait les Toronto Raptors, encore une fois cette année, comme dauphin des Cavaliers, mais ce sont finalement les Celtics qui se sont incrustés. Actuellement deuxième de la Conférence Est derrière Cleveland, à l’heure où sont écrites ces lignes, Boston fait aujourd’hui partie des prétendants pour aller défier les Cavs en finale de Conférence et pourquoi pas songer aux Finales NBA.

Si les Celtics réalisent une très belle première partie de saison, c’est bien parce qu’ils ont de nombreux points communs avec de certains Golden State Warriors version 2015/2016.

Un effectif similaire

Comme Curry, à Golden State, sur les deux dernières saisons, Isaiah Thomas est l’arme n°1 de Boston © USA Today Sports

La franchise de la baie de San Francisco a construit son noyau dur de joueurs essentiellement par la Draft, contrairement à Boston où Danny Ainge, le GM des Celtics, a préféré user de trades pour faire progresser son équipe. Les deux formations possèdent comme fer de lance en attaque, deux meneurs très talentueux. Avec Isaiah Thomas, arrivé par un échange avec Phoenix en 2015, Boston tient son Stephen Curry. Et pour preuve, le lutin vert réalise un exercice 2016/2017 de MVP, où il avoisine les 30 points par match, tout comme son compère l’an passé.

Les Warriors c’est aussi un collectif pour épauler leur atout majeur et la franchise du Massachussets l’a bien compris. À l’instar de Klay Thompson, Harrison Barnes ou encore Draymond Green, les autres options pour aider “IT” s’appellent Avery Bradley, Jae Crowder et Al Horford.

Le banc des Verts n’est pas aussi impressionnant que celui de Golden State, mais ils possèdent quelques pièces qui apportent des plus en plus à Boston. Jaylen Brown, Kelly Olynyk et surtout Marcus Smart, défenseur acharné qui n’a pas peur de prendre ses responsabilités dans les moments clés d’une rencontre, sont les principaux piliers de la rotation de Boston.

Vivre et mourir avec les 3-points

Brad Stevens a ramené un vent de fraîcheur à Boston, il est même un candidat sérieux pour le titre de coach de l’année.

Les Warriors en ont fait leur credo, idem pour les Celtics. L’actuel deuxième de la conférence Est est la deuxième équipe de la ligue qui tente le plus de tirs à trois points par matchs avec environ 33 tentatives.

De son côté, cela fait 3 années de suite que Golden State n’a pas quitté le top 5 en tentant près de 30 tirs primés par rencontre. Ce choix tactique est à mettre au crédit de Brad Stevens puisque la quasi-totalité de son effectif est capable de sanctionner derrière l’arc.

Des armes défensives redoutables

Avery Bradley, l’un des “chiens de garde” des Celtics © CelticHub.com

Seulement 15e défense de la ligue en terme de points encaissés par match, la défense des Celtics n’est pas encore en place collectivement. Cependant, plusieurs individualités permettent à Boston de ne pas prendre l’eau de toute part de l’autre côté du terrain. Marcus Smart, Avery Bradley, Jae Crowder, Amir Johnson.

Des éléments parfaits pour le dispositif de coach Stevens qui aiment défendre dûr, même si cela ne se voit forcément pas dans les statistiques cette saison. L’an passé, grâce à ces lieutenants, Boston était classé 5e en terme d’efficacité défensive.

Les Boston Celtics ont énormément progressé en attaque avec Isaiah Thomas en figure proue. Même si la défense est moins efficace qu’auparavant, les coéquipiers d’Al Horford sont évidemment à prendre très au sérieux sur une série de playoffs. Nul doute que personne à l’Est ne souhaite les affronter, tellement ils font figure d’épouvantail du côté de la “East Coast“.

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