Zinédine Zidane, le gourou du Real Madrid

Les hommes de Zinédine Zidane ont mis fin à la longue invincibilité des Basques de l’Athletic Bilbao à domicile le 18 mars 2017 en les battant 2-1. Un match à l’image de l’année que vient de passer “ZZ” sur le banc du Real Madrid. Sous sa houlette, la maison blanche retrouve les sommets, a gagné une Ligue des Champions, et fait tomber des records en pagaille. Une réussite que l’homme au crâne le plus soyeux d’Europe base sur un système simple et un gros mental.

Le mental, pierre angulaire du système Zidane

Une chose frappe lorsque l’on regarde jouer les Madrilènes: cette force qui se dégage du groupe. Il semble imperturbable. Une vraie force froide inculquée par Zidane, loin de l’équipe de Rafael Benitez, hésitante, voire molle.

Ce Real entraîné par le natif de Marseille ne panique jamais. Même s’ils sont menés d’1 ou 2 buts, les Merengues ne balancent jamais un match, certains qu’ils réussiront à revenir.

La rencontre à San Mamés, comme la plupart des matchs du mois de mars, en est le parfait exemple. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo ont été très souvent menés (6 fois sur 9), mais ont réussi à remporter 7 matchs pour seulement 1 défaite. Les protégés de Zidane contrôlent totalement le rythme des matchs: ils marquent quand ils le désirent, subissent quand ils veulent subir, en mettant le feu quand ils en ont besoin. Et si jamais ils n’arrivent pas à trouver la faille dans le jeu, Toni Kroos déposera un corner sur la tête de Sergio Ramos, ils en sont sûrs.

Ramos est très influent offensivement et marque beaucoup de buts de la tête.
Si le Real Madrid n’arrive pas à faire la différence, Sergio Ramos est souvent là pour débloquer la situation sur corner. Crédit photo ©Sportdec.com

Cette force mentale compense un contenu assez décevant. Une équipe qui joue en bloc, que ça soit en phase offensive ou défensive, n’est souvent pas très agréable à voir jouer. Un pressing quasi-inexistant, mais un jeu très direct dès la récupération du ballon. Voilà à quoi ressemble le Real sous Zidane: pas très sexy, mais diablement efficace.

Une greffe à prise rapide

Cette sérénité inculquée par le Français vient surtout du fait qu’il est très apprécié du groupe. Sa carrière de joueur étant encore récente, sa légende est encore dans toutes les têtes. De plus, le vainqueur du Ballon d’Or 1998 a encore de jolis restes, et participe à tous les entrainements, histoire de montrer l’exemple.
Avec tout ça, le Franco-Algérien a le respect total de son groupe, et surtout sa confiance.
Il a réussi à apaiser un vestiaire avec une révolution silencieuse. Zidane n’a pas tout envoyé voler d’un revers de la main, il a procédé touche par touche. Imposer un Casemiro au milieu, privilégier Lucas Vazquez, Isco et Asensio à James Rodriguez pourtant recruté pour 80 millions d’euros… Le coach du plus grand club du monde à fait des choix forts. Il a rajeuni un effectif qui avait besoin de sang frais, et surtout d’un objectif commun, regagner une Liga.

Zinédine Zidane a pris la succession de Rafael Benitez, après avoir été “formé” par Carlo Ancelotti. Crédit photo ©Commons.wikimedia

Le coach Français n’a pas révolutionné le club aux 11 LDC par le jeu, mais a réussi à faire les ajustements nécessaires pour remettre le club de Florentino Perez sur les bons rails. Contrairement à ce qu’il se dit sur les réseaux sociaux , le “gourou” madrilène n’est clairement pas une “fraud“. Il est certes dans cette lignée de coach avec un jeu qui ne dégage rien, mais les résultats parlent pour lui. Son Real est implacable, imperturbable. Les 11 guerriers du général ZZ sont focalisés sur son objectif de retrouver les sommets. Zidane n’est pas encore un grand coach, mais il est sur la bonne voie. Une bonne chose pour prendre la suite de Didier Deschamps en équipe de France après la Coupe du Monde 2018 ?

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