LaVar Ball : la controverse pour le business

Qu’on parle de moi en bien ou en mal. L’essentiel c’est que l’on parle de moi !“. C’est au travers de ce fameux adage que LaVar Ball s’est rendu célèbre, à la fois pour faire grimper les côtes de ses fils, Lonzo (19 ans), LaMelo (15 ans) et LiAngelo (18 ans) mais aussi pour se remplir le poches. Agaçant, insolent et même provocateur, les adjectifs manquent pour qualifier le père Ball qui profite de la moindre occasion pour susciter la polémique, que ce soit par ses déclarations ou par ses actes. 

En quelques semaines, LaVar Ball a pris une place gigantesque dans le paysage médiatique US. Si bien que l’on parle actuellement autant de lui, voir même plus, que de son premier fils Lonzo pourtant en piste pour le Top 3 de la prochaine Draft NBA et de ses frères qui eux aussi suivent la même voie. Mais papa Ball est tellement persuadé du talent de sa progéniture qu’il n’hésite pas à mettre un énorme pression sur leurs épaules en allant se payer les superstars et les légendes de la ligue.

À commencer avec Stephen Curry et Charles Barkley.

“Je pense que Lonzo est plus fort que Curry et alors ? Qui en a quelque chose à faire ? J’y crois ! Si Charles Barkley pensait comme moi, il aurait peut-être gagné un titre. Le basket est un sport d’équipe mais s’il y avait un un-contre-un je choisirai le joueur plus grand, plus rapide et plus fort.”

Il enchaîne ensuite avec un certain Magic Johnson.

“Lonzo c’est Magic avec un shoot. Il aurait le même impact qu’à eu Magic aux Lakers”.

Même les enfants de LeBron James y passent, eux qui n’ont que 12 et 9 ans.

“Prenez LeBron, ce sera dur pour ses gosses parce qu’ils vont les regarder genre, ‘vous devez être exactement comme votre père.’ Et à partir d’un moment, cette pression commence à peser sur eux, ‘Pourquoi dois-je être comme lui ? Pourquoi ne puis-je pas juste être moi-même ?’ et après les gens vont dire ‘oh ! Vous êtes soft, vous n’êtes pas si bons.’ Parce que les attentes sont hautes, très hautes.”

Mais ce n’est pas tout puisqu’il vient même piétiner sur les plates-bandes de Sa Majesté.

“Dans mon meilleur jour, Michael Jordan aurait besoin d’aide. Il est trop petit. Son nom est grand. Cinq contre cinq, je ne dis pas. Je suis invaincu en un contre un, je n’ai jamais perdu. Je suis trop grand, trop fort”

Avec ces déclarations LaVar Ball est passé maître dans l’art du blasphème, lui qui n’a jamais joué en NBA et ne tournait qu’à 2,2 points par matchs en NCAA du côté de Washington State lors de la saison 1987-1988. Même s’il est raillé par tous, le père Ball n’en a que faire, le plus important pour lui c’est être sous le feu des projecteurs avec sa famille.

Ball : bien plus qu’une famille, une marque

LaVar Ball a déjà préparé des produits dérivés à l’effigie de ses trois fils, même s’ils ne jouent pas encore en NBA. © USA Today Sports

On se demande même où LaVar Ball va s’arrêter. Il a même créé sa propre marque, Big Baller Brand, avec un B pour chacun de ses fistons. Avec des t-shirts à 50$, des sweatshirts à 70$ et des casquettes à 100$. Encore plus fou, si les enfants Ball venaient à signer avec Nike, Adidas ou même Under Armour, LaVar espère toucher 1 milliard de dollars. La folie des grandeurs alors qu’aucun Ball n’a jamais foulé les parquets de la NBA.

Comme tout le monde continue de parler de lui, il accomplit ce qu’il veut accomplir, parce que les choses qu’il dont sont totalement absurdes”, glisse Steve Kerr, le coach des Golden State Warriors. “Mais il continue de faire les gros titres, et je suppose que c’est ce qu’il veut. Je ne pense pas que ça aide ses enfants. Ce serait mieux pour eux de pouvoir simplement jouer et prendre du plaisir au lieu d’entendre tout cela tous les jours, mais ainsi soit-il. Ça fait partie de sa personnalité.

De leur côté, les enfants ne se plaignent pas et restent calmes. Mais cette incapacité à garder sa langue dans sa poche a évidemment des répercussions sur la pression médiatique de ses fils qui vont être obligés d’exceller en NCAA puis en NBA pour ne pas avoir à s’attirer les foudres des plus sceptiques.

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