Pourquoi l’OL va droit dans le mur

L’Olympique lyonnais conclut son exercice 2016/2017 entre joie et déception. La joie de fêter une 21ème qualification européenne consécutive, mais aussi la déception d’une 4ème place en Ligue 1 de l’OL, qui n’a jamais pu lutter pour le podium. Le club rhodanien semble en fin de course, le modèle mis en place et articulé autour d’Aulas s’essouffle, pendant que la L1 fait peau neuve. Une perspective qui ne laisse présager rien de bon pour les Gones.

Genesio, indéboulonnable malgré ses lacunes

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Fekir, symbole d’un OL sur courant alternatif qui se repose essentiellement sur son talent.  Photo ©Flickr

Au premier rang des personnes qui peuvent conduire l’OL à vivre une saison cataclysmique, Bruno “Pep” Génésio est en tête. Le technicien français conforté à son poste malgré des lacunes apparentes et une saison décevante ne laisse présager rien de bon pour la suite. Entêté dans un système rigide, qui se repose à 99% sur les individualités, il semble incapable de faire progresser le groupe. Ses notions tactiques semblent très légères tant il semble subir les scénarios et incapable de se remettre en question. L’OL dérive sans capitaine à la barre.

Encore plus inquiétant, il a un mal fou à faire confiance aux jeunes. Pourtant point fort du club depuis plusieurs années, les jeunes lyonnais n’entrent plus du tout dans les plans du coach. Et cela, même si les titulaires n’alignent pas de grandes performances. Gaspar n’aura jamais été vraiment tenté alors que Jallet et Morel n’ont jamais vraiment réussis de matchs références cette année. Aouar qui est annoncé par tous comme étant un grand talent aura plus vu les matchs de la tribune que du banc. Mateta, débauché pour 5M€ à Chateauroux, n’aura lui non plus jamais eu sa chance. Rajoutez à cela les départs annoncés des cadres que sont Lacazette, Gonalons ou encore Tolisso absolument pas anticipés. Il n’en fallait pas plus pour faire entrer les abonnés du Parc OL dans une sévère sinistrose.

Aulas, gourou coupé de ses fidèles

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Jean-Michel Aulas, un président omniprésent. Photo ©PlanèteMercato

Ce désespoir lyonnais a commencé à prendre de l’importance sur Twitter, réseau social très prisé du président d’OL groupe. Pendant longtemps, les supporters et JMA ont fait front, se protégeant mutuellement. La fanbase relayant avec une aisance folle la moindre déclaration de leur président. Mais cette lune de miel semble tourner au vinaigre à mesure que les semaines passent. En cause ? L’aveuglement d’Aulas sur la saison lyonnaise, et ses piques plus qu’acides envers les supporters qui se montrent de plus en plus critiques sur le club.
Les fans se rebellent, et cela ne plaît pas au tout puissant président qui est au four et au moulin de son club, ne laissant de la place à personne d’autre que lui. 

Un club figé dans le passé dans une L1 qui bouge

La fracture semble de plus en plus grande entre le mode de gestion de l’OL et celui qui convient à un club de foot moderne. Pendant que tout le monde s’accorde sur l’importance d’un directeur sportif dans le fonctionnement d’un club, Aulas a toujours les pleins pouvoirs. Du recrutement, au choix des entraineurs en passant par la négociation du Naming pour le Parc OL, Jean Mi’ est partout. Et ce n’est pas le duo Houiller/Lacombe qui fera de l’ombre au président lyonnais. Ce mode de fonctionnement a réussi à l’OL, quand il suffisait d’avoir une puissance financière importante pour dominer la L1. Mais le championnat de France à changé, avec l’avènement de projets ambitieux et structurés comme l’ASM, l’OM, Lille ou encore Nice. L’OL semble distancé en tout point et ne montre aucune envie de se réformer.

Le club rhodanien fait figure de dinosaure, symbole parfait du foot dépassé, qui n’attend que la tempête pour sombrer dans les profondeurs du classement. Le ciel s’assombrit sur Lyon, et personne ne semble s’en inquiéter…

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