Le grand chamboulement d’Estudiantes

Le dimanche 11 juin 2017 devait être un jour comme un autre dans la capitale de la province de Buenos Aires. L’Estudiantes de La Plata joue son 32ème de fin​ale de Copa Argentina au Florencio-Sola contre Pacifico (D4). Cette rencontre, déséquilibrée sur le papier, va finalement amener El Leon à vivre la semaine la plus compliquée de sa saison.

Les adieux de Vivas !

Avant de se frotter au modeste Pacifico, l’Estudiantes vit une saison en demi-teinte. Les joueurs de Nelson Vivas (en photo ci-dessus) ont parfaitement débuté le championnat avant de connaître un coup de moins bien à la fin de l’année 2016 (4 matchs de suite sans victoire). En cette année 2017, El Leon aligne autant de matchs nuls que de victoires (5) et ne parvient pas à garder sa stabilité du début de saison. Après une défaite à Lanus, l’Estudiantes se retrouve 7ème de la Primera division à 3 journées de la fin. Se refaire une santé en Copa Argentina semblait être la meilleure des solutions pour une équipe en difficulté. Seulement, le pensionnaire de Fédéral B n’est pas de cet avis. Au terme d’un match riche en émotions, le Sport Club Pacifico s’impose 3 buts à 2. El Lobo (Pacifico est surnommé de la même manière que Gimnasia LP, le grand rival de l’Estudiantes) devient le premier club de Fédéral B à inscrire 3 buts à une équipe de Primera. Au lendemain de cette déroute, Nelson Vivas décide de démissionner et de quitter les lieux sans dire un mot de plus. Le début des problèmes pour Juan Sebastian Veron et l’Estudiantes.

Un tweet fatidique pour Nardi

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Veron, entre tristesse et colère ©lavozdelaprovincia.com

Pour remplacer Vivas lors de ces 3 dernières journées, Veron pense immédiatement à un homme du cru, Lucas Nardi. L’ancien joueur de l’Estudiantes mais aussi de Quilmes, Belgrano ou encore Huracan, était l’entraîneur de la réserve d’Estudiantes. Agé de 36 ans, Lucas Nardi prend ses fonctions le jour de l’annonce du départ de Vivas. Il ne restera finalement que deux jours… et cela à cause de Twitter. En effet, les hinchas de l’Estudiantes ont retrouvé des tweets de Lucas Nardi critiquant la légende des Rojiblancos, Carlos Salvador BilardoEl Doctor »). Une déferlante d’insultes à l’encontre du jeune entraîneur font leur apparition sur les réseaux sociaux. Le lendemain de sa nomination, ce sont 200 à 300 supporters qui se rendirent à l’entraînement pour empêcher Nardi de reprendre l’équipe première. C’en est trop pour l’ancien milieu droit argentin qui décide, avec l’accord de Veron, de ne plus revenir et de laisser tomber son poste d’entraîneur. Par la suite, le président d’Estudiantes annonça une conférence de presse pour éclaircir la situation. Veron parle “d’une situation étrange” et doute de la véracité de ces tweets. “Lucas m’a dit qu’il n’avait rien à voir avec cela”, explique-t-il. Au bord des larmes, l’ancien milieu de terrain défend Nardi et parle de “société malade, intolérante”, avant de s’en prendre aux médias. “Certains croient faire du journalisme alors qu’ils créent le terrorisme”, assure le président d’Estudiantes. “Je suis vraiment blessé. Nardi et sa famille ne méritaient pas ça”.

C’est Leandro Benitez qui prendra les commandes de l’équipe jusqu’à la fin de la saison pour essayer de décrocher la Libertadores.

3 thoughts on “Le grand chamboulement d’Estudiantes

  1. Très bon article dans son ensemble, cela permet de découvrir un football et un championnat inconnus des Européens.
    En attendant avec impatience le prochain article

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