Génération ’99, trou noir pour le Brésil ?

“Tout va bien, on a réussi tout ce que l’on voulait faire”. C’est ce qu’a déclaré Fabricio Oya, milieu de terrain de la sélection brésilienne, au sorti de la défaite 1-0 de son équipe face à l’Ecosse lors du Tournoi Maurice Revello. S’il ne fait pas usage de la langue de bois, le jeune espoir sort ici une réplique pour le moins inattendue après un tel résultat. Sa déclaration est pour le moins symptomatique d’une équipe qui se voit bien plus forte qu’elle ne l’est réellement. En dépit de la réaction du jeune numéro 10 jaune et vert, le Brésil n’a quasiment rien montré d’intéressant, malgré un encadrement aux petits soins envers les jeunes espoirs.

Un Brésil pas à la hauteur…

Beaucoup de cracks sont passés par le Tournoi de Toulon, notamment venant du Brésil
De grands espoirs brésiliens sont passés par le Tournoi Maurice Revello, comme Doria et Marquinhos qui ont soulevé le trophée en 2014. Photo ©Le10sport

Marquinhos, Rafinha ou encore Doria… Nombreux sont les grands espoirs brésiliens à avoir brillé pendant cette compétition estivale ces dernières années. Historiquement, le vivier national permet à la Seleçao d’accéder au dernier carré à chaque participation ou presque, voire même de soulever le trophée, comme en 2013 et 2014.

Cette fois-ci il n’en est rien. Les Auriverde quittent prématurément le sud de la France à l’issue des phases de poules, après un 0-0 face à la République Tchèque, qui finira à la 4ème place de cette édition 2017. Oya et les siens n’ont pas terminé à la dernière place du groupe mais l’impression qu’ils ont laissé aux observateurs n’a pas été bonne, loin de là. Victorieux face à l’Indonésie 1-0 lors de leur premier match, les Brésiliens n’en ont pas moins été dominé dans le jeu par leurs adversaires. Rien à se mettre sous la dent donc pour les scouts et observateurs présents, mis à part quelques “skills” lors de leur dernier match. Un parcours qui fait tâche dans le palmarès de la sélection, qui a déjà remporté 7 fois ce tournoi de l’été.

…malgré un grand professionnalisme !

Et pourtant les brésiliens étaient préparés! Toutes les conditions étaient réunies pour que l’équipe U19 du Brésil aille loin dans cette compétition. Notamment un staff technique qui se pliait sans cesse en quatre pour chouchouter les joueurs. Ces derniers n’ont par exemple pas à se soucier de leur équipement, car leurs aînés s’en chargent. Les jeunes brésiliens le leur rendent bien en les remerciant chaudement, notamment à l’arrivée de la pizza d’après match. Un encadrement qui, toujours dans cette volonté de protéger les joueurs, se pose en véritable barrière entre l’équipe et le reste du monde. “Je n’ai même pas le droit parler aux joueurs”, explique un proche de la sélection. “Je ne peux pas non plus aller manger s’ils sont toujours à table”, ajoute-t-il.

Toute cette attention portée aux espoirs brésiliens ne leur a cependant pas permis d’atteindre le dernier carré de la compétition. Si avoir un encadrement “professionnel” est toujours une bonne chose, rien ne prévaut sur la réalité du terrain. Au vu de ce qu’elle a montré, la génération ’99 ne portera surement pas le Brésil sur le toit du monde.


C’était le quatrième volet de notre dossier consacré au 45ème Tournoi Maurice Revello, que l’équipe de Sport Focus a eu la chance de couvrir en intégralité. Retrouvez les autres articles consacrés à cette compétition en cliquant juste ici.

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