Un mode “Mon joueur” toujours pas personnalisable sur NBA 2K18

Chaque année, 2K permet de rêver. Qui n’a jamais fantasmé de jouer en NBA, aux côtés des plus grandes stars de la balle orange ? Avec son mode My Career, NBA 2K18 laisse celui qui est derrière la manette créer son propre avatar et donc s’immerger dans un univers qui en fait baver plus d’un. Pourtant à vouloir proposer un scénario différent et – plus ou moins – élaboré à chaque opus, la firme américaine empêche l’identification du joueur à son représentant fictif sur les parquets NBA.

Un personnage… particulier !

L'appartement du joueur dans le mode my player est très grand, et comporte même un terrain de jeu personnel!
L’appartement, ou la bat-cave, de “DJ” est bien grand pour celui d’un rookie non-drafté !

« DJ : prénom D, nom J ». Voilà comment le jeu nous présente le protagoniste principal de cette édition 2017/2018 du mode Mon Joueur. Prodige des playgrounds le jour et Disc jockey – comme son surnom l’indique – la nuit, NBA 2K18 nous coltine un sacré phénomène pour cette aventure… Et ce n’est pas la première fois ! Rappelez-vous : déjà dans NBA 2K16 l’histoire « ficelée » par Spike Lee nous proposait d’incarner « Frequency Vibrations a.k.a. Freq ». Un autre personnage haut en couleur originaire de Brooklyn, auquel le joueur pouvait difficilement s’identifier. Et pourtant, dans cette nouvelle version du jeu, 2K nous propose une expérience similaire. Mais l’identification du joueur en son avatar, n’est-ce pas là le principal intérêt du mode Mon joueur ? Difficile d’être autre chose que spectateur devant des récits mettant en place de tels énergumènes, dans des contextes sociaux et/ou sportifs à chaque fois pour le moins particuliers.

Une expérience non-personnalisée

Le joueur est forcément présenté comme moins grand que son mentor dans le mode My Player de NBA 2K18
L’avatar du mode Mon Joueur est plus petit que son mentor Shammy Wells dans les cinématiques… même si c’est un pivot qui a été créé!

Au final, le jeu ne laisse donc pas un choix total au joueur dans la phase de création de l’avatar, et l’empêche de s’identifier pleinement au personnage principal de l’histoire. Le placer dans un contexte social particulier n’aide pas. Si présenter « Freq » comme étant issu des quartiers défavorisés de Brooklyn parle peut-être outre-atlantique, ce n’est pas forcément le cas pour les joueurs européens ou asiatiques. De même, le placer au centre d’une famille afro-américaine oblige quelque part le joueur à créer un avatar également afro-américain. S’il ne le fait pas, c’est la crédibilité du scénario qui en prend un coup.

De la même manière, le jeu incite le joueur à créer un personnage de petite taille. En effet, dans toutes les cinématiques, l’avatar est ramené à une taille de « petit meneur », à première vue aux alentours d’1m85. Certains diront que 2K anticipe le fait que la plupart des fans de basket se verraient bien à la mène… Dans tous les cas, voir Rachel DeMita, de chez 2KTV, faire quasiment la même taille que « DJ », c’est tout sauf cohérent ! Et pourtant, le premier intérêt d’un tel mode de jeu est qu’il soit réaliste, ou qu’il tente de l’être le plus possible. L’éditeur fait des efforts, et essaie des nouvelles choses chaque année pour améliorer son jeu. Cependant, un mode “My Player” réaliste, qui laisse le joueur vivre pleinement son propre parcours, ce n’est pas encore cette année…

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