Green Bay Packers : si près et pourtant si loin d’une bague

Les Green Bay Packers sont l’une des équipes les plus régulières ces 15 dernières années en NFL. Une performance des plus impressionnantes surtout lorsque l’on regarde le parcours des différentes franchises finalistes ou championnes sur ces dernières années. Broncos et Panthers n’ont pas pu validé leur ticket pour les playoffs l’an passé. Les San Francisco 49ers sont en totale reconstruction et les Baltimore Ravens n’ont participé qu’une fois à la post season depuis leur sacre en 2013. Le problème de Green Bay semble bien plus frustrant. Les Packers possèdent un effectif d’assez bonne qualité pour se qualifier chaque année en saison régulière mais ce n’est pas suffisant pour s’offrir une bague de champion.

Une défense qui plafonne

Les Packers se classent comme la 8ème défense en terme de yards encaissés par match. Si cette statistique peut paraître rassurante à première vue, elle représente bien l’arbre qui cache la forêt. Les escouades offensives des adversaires ne glanent pas forcément une quantité astronomique de yards, mais elles ne s’en montrent pas moins efficaces. Notamment après qu’elles aient imposé leur jeu au sol. En effet, après cela, la défense des Packers redoute les courses et se focalise sur les runnings backs adverse ce qui laisse plus d’espace aux quarterbacks pour s’exprimer.

Andy Dalton et Matt Ryan ont parfaitement saisi l’occasion et ont su se montrer efficace avec un QB rating de 124.1 et une note de 108 pour le second. Il est en de même pour les coureurs. Du côté des Falcons, Devonta Freeman s’est illustré avec 2 touchdowns et 4, 42 yards par courses. Pour les Bengals, et malgré la défaite, Joe Mixon, Jeremy Hill et Giovani Bernard ont cumulé 112 yards au sol. Green Bay n’est d’ailleurs que la 21e défense contre la course et avec une ligne défensive composée de bons pass rushers tels que Clay Matthews, Mike Daniels ou encore Nick Perry. Ces cadres défensifs se doivent aussi d’apporter des solutions lorsqu’il s’agit de stopper les coureurs adverses.

Des défauts qui peuvent être compensés en saison régulière contre des équipes beaucoup plus faibles, mais qui ne laissent aucune chance aux hommes de Mike McCarthy une fois en playoffs, lorsque la moindre erreur devient intolérable. La défense est incapable de hausser son niveau de jeu et tous les espoirs reposent sur Aaron Rodgers alors contraint au miracle.

Aaron Rodgers esseulé et trop sollicité

Aaron Rodgers est trop souvent au miracle pour sauver les siens © Sports Illustrated.com

L’ancien de California a déjà lancé le ballon en moyenne 45 fois par match depuis le début de la saison. S’il est considéré comme le meilleur quarterback de la ligue en ce qui concerne sa précision de passe, approcher les 50 tentatives par rencontres l’expose à des prises de risques de plus en plus importantes. Exemple parfait lors de la confrontation face aux Bengals: Rodgers force tellement en ce début de saison qu’il a lancé le deuxième pick six (une interception retournée pour un touchdown ndlr) de sa carrière.

Après sa défense, c’est sa ligne offensive et son running back qui ne parviennent pas le soulager. La O-line des Packers a déjà cédé 13 sacks et 25 QB hits soit respectivement les deuxième et cinquième plus hauts totaux de la National Football League après trois semaines de compétitions. Ty Montgomery, le running back n’arrive toujours pas à s’imposer, avec seulement 3 yards par porté en moyenne depuis le début de de l’exercice 2017/2018. Il ne parvient pas à créer suffisamment de danger pour soulager Rodgers. L’enchainement des jeux par voie aérienne devient alors prévisible et tout repose sur le génie de la superstar.

Avec des Lions et des Vikings en très bonne forme ainsi que des Bears qui semblent reprendre du poil de la bête, Green Bay va devoir mériter sa place en playoffs cette année.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *