New York Jets : l’envie comme seule arme

On leur prédisait l’enfer. Mais après cinq semaines de compétition, les New York Jets ont fait taire quelques mauvaises langues. Après deux revers pour lancer l’exercice 2017/2018, le Gang Green a surpris bon nombre d’observateurs avec trois succès de rang. Alors que l’on attendait les Giants pour faire briller la Grosse Pomme en NFL, les coéquipiers d’Odell Beckham Jr n’ont toujours pas lancé leur saison et affichent un triste bilan de cinq défaites en autant de matchs.

Le plus surprenant avec les Jets, c’est qu’au vu de leur effectif, personne n’aurait imaginé que les hommes de Todd Bowles puissent enchainer les victoires, après une intersaison mouvementée, qui a vu le départ de la quasi-totalité des cadres de l’équipes. Au revoir les Darrelle Revis, Brandon Marshall, Eric Decker, Nick Mangold, Ryan Fitzpatrick et autres Sheldon Richardson pour cause de fin cycle et d’altercations par médias interposés.

La défense comme base de reconstruction

Jamal Adams s’est déjà imposé comme un cadre chez les Jets, après seulement 5 matchs en pros. L’avenir lui appartient © NJ.com

Mike Maccagnan, le General Manager a décidé de repartir à zéro puis d’assainir son vestiaire, avant d’orienter la reconstruction des Jets vers la défense, avec comme choix majeur la sélection au premier tour de la dernière draft du safety Jamal Adams et les transferts de Demario Davis et Kony Ealy. Des prises de décision qui portent leurs fruits puisque, même si tous les voyants ne sont pas au vert, l’escouade défensive du Gang Green est justement son point fort cette année. Les new-yorkais sont la 11ème meilleure défense de la ligue contre la passe et en terme de point encaissés.

Ce sont justement ces trois nouvelles têtes qui en profitent pour se montrer et prendre les rennes de cette défense. Davis n’est autre que le 3e meilleur plaqueurs de la ligue avec 46 unités. Doté d’une polyvalence et d’un sens de l’anticipation remarquable, Jamal Adams soutient ses cornerbacks mais également ses linebackers et sait aussi mettre la pression sur le quarterback adverse, à l’image du premier sack de sa carrière contre les Dolphins.

L’ajout d’Ealy se révèle aussi être une décision judicieuse. L’ancien Panther gêne constamment les lignes offensives adverses et même s’il n’a toujours aucun sack à son actif cette saison, le defensive end a déjà réussi à intercepter un ballon.

Une attaque meilleure que prévu

Bilal Powell s’impose petit à petit comme un coureur fiable.

27ème de la ligue avec environ 300 yards par match, l’attaque des Verts est encore brouillonne. Mais Josh McCown et Bilal Powell font partie des quelques satisfactions. Le premier, du haut de ses 38 ans, réalise des prestations correctes avec ses 1020 yards pour 5 touchdowns, 4 interceptions et une note d’efficacité de 90,5. Le second, 235 yards et 4,8 yards par porté, semble confirmer sa dernière saison. Ce n’est évidemment pas du niveau d’une attaque comme celle des Patriots ou encore des Chiefs, mais cela reste suffisant pour que le jeu offensif ne prenne pas des airs de ridicule.

Les Jets ont encore des montagnes à franchir avant d’espérer retrouver l’élite de la NFL. Cependant, si l’effectif n’est pas des plus fringants, les joueurs jouent avec l’envie et cela, pour le moment, couvre les lacunes d’un groupe pauvre en qualités individuelles. Le Gang Green a remis de l’ordre dans son vestiaire et c’est peut-être déjà cela le plus important.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *