NBA 2K18 ou comment être numéro 1 sans proposer de contenu

Cette année encore NBA 2K18 est le jeu de basketball le plus vendu dans le monde. Cependant, malgré son succès retentissant, le jeu ne propose que très très peu de matière pour les fans assidus de ce sport.

Le gameplay, ou jouabilité en français, est bien souvent ce qui va être évalué pour déterminer si un jeu vidéo est bon ou non. Les sites journalistiques spécialisés dans le gaming vont être particulièrement attentifs au rendu in-game d’une œuvre vidéo-ludique ; son jugement va forcément être basé en grande partie dessus. Pourtant, ce n’est pas sur ça que les habitués de jeux de sport basent leurs critiques. Jouer des matchs de foot ou de basket en mode « coup d’envoi » n’a pas grand intérêt, en dehors de soirées entre amis. En effet, ces-derniers recherchent du contenu dans les modes de jeu. C’est justement là où le bas blesse du côté de NBA 2K, qui n’a pas grand chose à proposer en terme de contenu, selon beaucoup de joueurs.

EA Sports met le paquet niveau marketing. En effet, personne n’a pu passer à côté de la sortie du jeu de foot numéro 1. Du coup, que le jeu soit très bon ou pas – et les critiques ne sont pas unanimes à ce sujet – il se vendra. Si c’est moins le cas pour un jeu de basketball, 2K base aussi essentiellement son succès sur sa communication. En effet, qui entend parler de NBA Live aujourd’hui ? Pas grand monde… C’est justement ce monopole qui permet à ce jeu de se vendre à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde. Cette non-concurrence a permis certes à 2K de se développer dans le paysage vidéo-ludique, mais ce confort mène peut-être la franchise à sa perte.

Des modes de jeu qui ne changent pas

Sur NBA 2K18, même si ce n'est pas possible en réalité, on peut proposer une prolongation de contrat à Koufos chez les Kings de Sacremento, même s'il dispose d'une option joueur
Le mode My League dispose de bugs, comme celui de pouvoir prolonger des joueurs disposant d’une option joueur en fin de saison, comme Kosta Koufos. ©Anthony Guttuso

Sans compétition pourquoi se réinventer ? Vu que les ventes suivent, 2K games n’a pas vraiment changé grand chose au niveau du contenu ses dernières années. En effet, le développeur se contente bien souvent de faire du copier-coller d’une année sur l’autre. Si le mode My Career peut se targuer d’offrir un scénario original à chaque fois renouvelé, c’est aussi le cas du My GM cette année. En effet, un des arguments de vente de 2K sports a été ce nouveau scénario. Seulement, ce nouvel élément enlève la rejouabilité du mode, qui parait ici essentielle. En effet, beaucoup de joueurs aiment tenter des choses en faisant plusieurs parties avec différentes franchises. 1 fois le scénario du mode General Manager exploré une fois, difficile de revenir dessus en cours de saison…

Le My Team, équivalent basket de Fifa Ultimate Team, et plus particulièrement le My League, ne changent quant à eux pas du tout à chaque opus. Ce mode ne présente aucune nouvelle fonctionnalité cette année par rapport à celui présent sur NBA 2K17. Le jeu a quand même essayé de se mettre à jour au niveau des mécanismes financiers de la ligue, pour qu’ils soient aussi fidèles – et complexes – que dans la vraie vie, notamment en intégrant le principe du « cap hold ». Cependant, même en transposant un mode de jeu entier d’une édition à l’autre son éditeur a réussi à y incorporer quelques bugs. Ces défauts peuvent d’ailleurs s’avérer très pénalisants vis-à-vis de l’expérience de jeu. Possibilité de prolonger des joueurs ayant 1 ou 2 années de contrat restant, un Kevin Durant ou Paul George qui ne trouve pas preneur sur le marché des agents libres… Toutes ces situations improbables dans la réalité rendent le mode My League vraiment agaçant par moments et peuvent arriver à totalement gâcher une partie.

EA Sports ne subit pas spécialement de concurrence, grâce à son « aura », mais son jeu de foot ne montre pas de telles lacunes. De plus, Fifa essaie d’innover, avec plus ou moins de succès, en proposant un mode aventure scénarisé depuis l’édition 2017. Si le numéro 1 sur le marché des jeux de football n’a quasiment rien à se reprocher, c’est particulièrement le cas de NBA 2K et cela est particulièrement indigne du leader du jeu de basket.

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