David Moyes, un coach pas à la hauteur de West Ham ?

Les observateurs de la Premier League regrettent déjà la signature de Moyes chez les anciens pensionnaires de Boleyn Ground

West Ham vient de licencier son entraîneur Slaven Bilic pour le remplacer par David Moyes. Cependant, dur d’imaginer le technicien écossais parvenir à renverser la vapeur au sein d’une équipe en difficulté depuis le début de saison.

Après plus d’un an de mauvais résultats, Slaven Bilic n’est plus l’entraîneur de West Ham United. Depuis la folle saison 2015-2016, où les Hammers étaient emmenés par un flamboyant Dimitri Payet, on peine à revoir du jeu du côté des anciens pensionnaires du Boleyn Ground. Le technicien croate en a donc fait les frais, en étant évincé au profit de David Moyes, qui est donc devenu le nouveau coach des Londoniens. Cependant, son arrivée est loin de faire l’unanimité chez les supporters et observateurs du football anglais, bien au contraire…

Un coach déjà discuté

Les Black Cats sont désormais en deuxième division anglaise, après une année passée sous les ordres du technicien écossais
Passé une saison à Sunderland, David Moyes n’a pas pu empêcher le club de descendre de Premier League en Championship. ©Sky Sports

Je suis vraiment très surpris de le voir trouver un poste à West Ham“, explique Jules Hypolite, qui tient le compte @FrenchBlackCats sur Twitter avec son ami Tony Martini. “Son année à Sunderland était catastrophique ! Il a été totalement dépassé sur le plan tactique et n’a pas su redresser la barre quand l’équipe allait vraiment mal“, explique le supporter de l’équipe qui évolue désormais en Championship.

Une faiblesse dans les idées de jeu qui s’est aussi fait sentir sur la mythique pelouse du stade d’Old Trafford quand il y officiait. “Dans le jeu c’était cataclysmique“, blâme Mathias Merlo – alias @M7_Matt sur Twitter – supporter de Manchester United. “Il a bénéficié de circonstances atténuantes car il est arrivé juste après le départ surprise de Sir Alex Ferguson. Cependant, centrer 81 fois contre Fulham et ne décrocher qu’un match nul à la maison c’est quand même particulier“, ironise-t-il.

Mettre le ballon “dans la boite”… telle devait être la devise de l’Ecossais pendant sa pige chez les Mancuniens. En tout cas, si David Moyes voulait mettre en place un plan de jeu il n’a pas réussi à l’appliquer convenablement, au vu des résultats des Red Devils sous son commandement ; le club a fini 7ème de Premier League en 2013-2014. Le technicien britannique, qui s’est souvent montré à court de solutions, a aussi montré que la marche était trop haute pour lui, surement, en partie, à cause de la pression.

Une marche trop haute pour Moyes

Moyes a montré qu’il n’avait ni l’aura ni le caractère pour s’imposer à Manchester. Il s’est vite refermé sur lui-même“, explique Mathias Merlo. Une impression logique, lorsque l’on sait à quel point le cadre du club historique de Ryan Giggs est particulier et exigent.

Cependant, si l’on sait a quel point évoluer à Manchester est compliqué, vis-à-vis de l’attente des médias et des supporters, exercer à West Ham ne l’est pas non plus. En effet, le club se situe en retrait des autres formations londoniennes dans les médias, mais la pression venant des supporters y est très importante. En atteste l’affluence énorme du stade olympique de Londres, où les Hammers jouent désormais leurs matchs à domicile.

Perdus sans Boleyn Ground

Le nouveau stade des Hammers ne leur porte pas chance pour l'instant
Si West Ham remplit régulièrement le stade olympique de Londres, les résultats ne sont plus là depuis le départ de son antre mythique de Boleyn Ground.

L’enceinte faisait partie la saison dernière des 10 réunissant le plus de supporters à chaque match à domicile… de toute l’Europe ! 56970 spectateurs venaient en masse garnir un stade quasiment à guichets fermés. Une ferveur particulièrement notable, même en Angleterre où beaucoup d’équipes font le plein chaque week-end.

La hype qui entoure WHU outre-manche pourrait donc tétaniser une nouvelle fois David Moyes. Une idée qui, pour beaucoup, est loin d’être ridicule. “Je ne pense pas qu’il puisse changer quoi que ce soit à la situation de West Ham“, confie Mathias Merlo, visiblement marqué négativement par le passage de l’Ecossais dans son club favori Manchester United.

Une conjoncture qui, même si elle a été masquée une saison par Dimitri Payet, date déjà de quelques années et s’est particulièrement accentuée depuis l’abandon de son enceinte mythique, Boleyn Ground. Un mal qui est donc assez profond, et difficilement curable par l’intermédiaire d’un seul homme, qui plus est déjà contesté à peine arrivé.

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