Athletic Bilbao: une élimination en Europa League face à l’OM tout sauf surprenante

L’Athletic Bilbao s’est sèchement fait éliminé par l’Olympique de Marseille en huitièmes de finale d’Europa League. Si cette déroute paraît surprenante au vu de la réputation du club basque, les observateurs du foot espagnol sentaient la chose arriver.

Jeudi 18 février 2016. Il est environ 22h lorsqu’Aritz Aduriz, buteur emblématique de l’Athletic Bilbao, vient tirer un coup de canon et fait taire le Stade Vélodrome. D’une splendide “papinade” de 30 mètres, le Basque trompe Steve Mandanda et marque le but qui s’avèrera être celui de la qualification pour son équipe.

Si la fameuse époque Michel semble loin pour les supporters de l’OM, ces-derniers n’ont pas oublié la reprise de volée qui leur a valu d’être éliminé, à l’époque, dès les seizièmes de finale d’Europa League. La preuve, de nombreux fans redoutaient d’avoir à affronter le buteur de 37 ans et les siens.

Et pourtant, l’Olympique de Marseille n’a quasiment jamais tremblé pendant toute la double confrontation, sur ses terres comme à San Mamès, en l’emportant 5-2 sur l’ensemble des deux rencontres. Une issue qui étonne dans l’Hexagone, mais qui ne faisait aucun doute chez les observateurs du football espagnol.

Un seul changement et tout change

Cette saison, l’Athletic Club n’est pas au rendez-vous. En effet, habitué à truster les places européennes chaque saison, les Basques occupent majoritairement cette année la deuxième partie du classement de La Liga. Une changement de dynamique qui coïncide avec le départ d’Ernesto Valverde pour le FC Barcelone… et l’arrivée de José Angel Ziganda à la tête de l’équipe première.

Ernesto Valverde parti coaché Lionel Messi, seul Aritz Aduriz a gardé son niveau de performance dans le pays Basque
Depuis le départ d’Ernesto Valverde au FC Barcelone, l’Athletic Bilbao a perdu son niveau! ©Media365

Il n’est tout simplement pas assez compétent pour gérer une équipe qui rêve de finale d’Europa League“, assure Jérémy Lequatre-Garat – alias @Euskarade sur Twitter – spécialiste de l’Athletic Bilbao pour le site Furia Liga.

L’équipe justement, son niveau est connu de tous. Régulièrement présente en phase à élimination directe de C3, Bilbao fait très souvent office d’épouvantail dans cette compétition. Une chose est sûre: une certaine culture européenne s’est créée ces dernières années. La politique du club de ne recruter que des Basques et donc la forte stabilité au sein du club ont également favorisé l’apparition d’une telle tradition continentale. Une tradition avec laquelle les coéquipiers d’Iñaki Williams devront rompre la saison prochaine, faute d’une nouvelle qualification européenne.

Aduriz, Williams, Benat ou encore Raul Garcia… nombreux sont les noms ronflants dans ce groupe. Pourtant, leur entraîneur n’arrive pas à les utiliser. C’est du moins ce qu’affirme celui qui tient le compte @AthleticClub_FR. “Il a fait de très belles choses avec l’équipe réserve qu’il a coachée de 2011 à 2017, mais il n’est pas fait pour une équipe de première division“, explique Jérémy. “Il n’arrive pas à associer les bons joueurs, il avait par exemple mit l’excellent Beñat sur le banc jusqu’en février“, détaille-t-il.

Des consignes qui ne passent pas

Ce qui ressort de ces propos, comme des résultats médiocres d’une bonne équipe, c’est que l’entraîneur ne serait pas au niveau. Une anecdote de bord de terrain vient même appuyer ce constat. “Lors d’un match début mars, Ziganda fait rentrer Mikel Vesga en jeu. Il donne les consignes au joueur concerné mais celui-ci tire une tête intriguée et lui propose plutôt quelque chose d’autre. Ziganda fait une grimace et lui dit quelque chose comme “d’accord fais cela, c’est surement mieux”“, raconte toujours Jérémy.

Une situation cocasse qui traduit particulièrement le mal-être ambiant du côté du Pays Basque. Un mal-être d’ailleurs confirmé par les supporters basques après l’élimination face à l’OM. En effet, dès la fin de la rencontre, ils ont raccompagné les joueurs aux vestiaires avec des “pañuelos“, ces mouchoirs blancs agités en guise de “va-t-en”.  “C’est une première“, indique même le passionné de l’Athletic.

Ziganda risque bien de s’en aller cet été. En attendant, nul doute que cette triste saison fait tâche dans l’histoire récente des rojiblancos.


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