AS Roma: une épopée européenne en trompe-l’œil…

Malgré un parcours exceptionnel en LDC, l’AS Rome effectue une saison mitigée. En effet, le club romain ne s’est pas joint à la course au titre en Italie…

Si en Italie, c’est la Juventus qui est habituée aux grandes épopées européennes, c’est l’AS Roma, qui, cette année, brille sur le toit de l’Europe. Le club de la louve dispute une demi-finale de Ligue des Champions contre Liverpool, un remake de la finale de 1984. Une double confrontation idéale pour tenter de sauver une saison timorée du côté transalpin.

En effet, si les Romains atteignent cette année le dernier carré de LDC, ils n’ont pas pu s’immiscer dans la course au Scudetto contrairement à la saison dernière. A seulement quatre petits points de la Vieille Dame fin 2016/2017, les Giallorossi ont presque vingt longueurs de retard à trois journées de la fin de ce nouvel exercice de Serie A et sont à la lutte avec la Lazio pour la troisième place. Si les résultats sont assez décevants en championnat, la Roma a donc fini par tout miser sur la Coupe d’Europe.

Un parcours compliqué en Série A

La recrue estivale Cengiz Ünder a participé au redressement de la Roma ©Paolo Bruno

Un mercato d’été agité. C’est ce qu’a connu l’AS Roma en 2017. Un nouvel entraîneur, Eusebio Di Francesco, débarque, accompagné de nombreux joueurs tels que Cengiz Ünder ou Maxime Gonalons; la légende Francesco Totti raccroche les crampons. Le club entre dans une nouvelle ère… ce qui ne l’empêche pas de réussir son début de championnat, avec 12 victoires en 14 matchs. L’équipe ralentit ensuite la cadence et n’engrange que 4 succès en 12 rencontres, avec un contenu particulièrement inquiétant.

Les difficultés au milieu de saison sont dues à une véritable difficulté dans l’animation offensive”, indique @FrSerieA, qui partage l’actualité du championnat italien sur Twitter. “Dzeko et Perotti étaient en deçà de leur niveau, Under n’avait que très peu de temps de jeu, sans parler des gros problèmes d’adaptation et d’intégration de certaines recrues telles que Defrel et Schick” Des problèmes désormais réglés, en partie par Eusebio Di Francesco.

Nouveau coach, nouveau cycle

Le coach qui a rejoint la maison romaine l’été dernier la connaît bien, pour y avoir évolué en tant que joueur. Familier avec un environnement particulier, où les tifosi sont notamment très importants, l’ex-entraîneur de Sassuolo est arrivé avec “une nouvelle exigence, chose qu’on ne connaissait pas vraiment auparavant à la Roma”, explique toujours @FrSerieA.

Un nouveau cadre qui apporte donc des résultats, en Ligue des Champions mais moins en championnat. Si l’équipe menée par Daniele De Rossi semble aujourd’hui plus à l’aise sur le sprint européen plutôt que sur le marathon que représente le championnat italien, c’est sûrement aussi grâce – ou à cause – de la mentalité d’Eusebio Di Francesco. Le coach pour le moins remuant et charismatique fait penser à un Diego Simeone, tant il a une gestuelle et une véhémence particulière dans sa zone technique de bord de terrain. Une envie qui, si elle parait impressionnante sur des “one shot” en Coupe d’Europe, est sans doute moins facile à exprimer tout au long d’une saison.

S’il a donc pu ramener Rome sur les devants de la scène européenne, l’ex-joueur désormais entraîneur se doit de continuer à s’adapter à son équipe, tout en la faisant progresser pour de nouveau pouvoir viser le titre l’année prochaine. A condition de, bien sûr, ne pas laisser partir ses meilleurs éléments au prochain mercato…


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