Sportologie : Robert Horry, la légende derrière les légendes

Il est le prototype même du joueur NBA lambda. Pourtant Robert Horry s’est trouvé une place parmi les légendes de la ligue. Mais comment-a-t-il fait  ? Tout simplement en gagnant plus de titres qu’un certain Michael Jordan.

Né le 25 août 1970 à Andalusia dans l’AlabamaRobert Horry fait ses études dans ce même Etat avant d’initier son périple NBA. L’ailier de 2m06 pour 99 kilos n’est pas une star au cours de son cursus universitaire mais juste un joueur ayant les qualités requises pour intégrer la grande ligue. Une capacité à pouvoir se décaler au poste d’ailier-fort, en cas de nécessité, et un shoot extérieur fiable.

Horry est drafté en 1992 au 11e choix par les Houston Rockets d’Hakeem Olajuwon alors en pleine ascension pour aller chercher un back-to-back entre 1993 et 1995. Tout au long de sa carrière, Robert Horry a quasiment toujours fait partie d’une franchise à lutte pour le titre NBA. Après Houston, le bon vieux Robert est passé par les Los Angeles Lakers, brièvement aux Suns – 1 an- et chez les Spurs de San Antonio. En 16 années passées dans la ligue nord-américaine, Horry a disputé 1107 matchs de saison régulière dont seulement 480 comme titulaire. Il a joué un peu moins de 25 minutes par rencontre en moyenne et tourne tout juste 7 points par match durant sa carrière.

Il n’a jamais était un franchise player, un titulaire régulier ou même un redoutable 6e homme. Juste un remplaçants parmi les autres pour faire tourner son équipe. Mais c’est à chaque fois en playoffs qu’il a sauvé les renommées d’Olajuwon aussi bien que celles de Tim Duncan, Shaquille O’Neal, Kobe Bryant grâce à des tirs tous les plus clutchs les uns que les autres.

La définition même de la clutchitude

“Je vais vous dire comment ça se passe avec Rob’. Il ne fait pas grand chose pendant les matchs. Parfois, il n’a même pas envie de jouer […] Et puis, vous le mettez sur le parquet dans le quatrième quart d’un gros match, que ce soit de la saison régulière ou des PlayOffs et là c’est  : «  OK, c’est le moment de jouer maintenant. J’ai traîné toute la saison, il est temps de jouer maintenant  » Aussi marrant que ça puisse sembler, c’est comme ça qu’il est.” Tim Duncan a parfaitement résumé en quelques phrases le joueur qu’était Robert Horry.

Des fois invisibles pendant tout une rencontre, il suffisait à «  Big Shot Rob  » de toucher la gonfle ne serait-ce qu’une fois en fin de match pour qu’il devienne le héros de toute une partie.

Premier exemple, en 1995, match 1 des finales de conférence contre les Spurs, Horry marque un seul panier mais c’est celui de la gagne pour Houston. Quelques semaines plus tard, l’assassin frappe de nouveau contre le Magic. Dans le match 3 des Finales, Robert Horry plante un énorme trois points à 15 secondes de la fin pour démoraliser les coéquipiers du Shaq et tuer à la fois le match et la série par la même occasion.

Sauf que le tableau de chasse est bien plus grand. En 2001, sous le maillot des Lakers, il croise les Sixers en finales. Mais malgré un O’Neal cloué sur le banc à cause des fautes, cela ne l’empêche planter un tir primé en fin de game 3 pour donner 4 points d’avance à LA et sécuriser le tout avec des lancers francs réussis.

Vous avez dit clutch ? © ExNBA.com

Mais s’il y a bien un shoot qui a fait sa légende et son surnom de «  Big Shot Rob  », c’est bien évidemment celui qu’il a rentré en 2002 contre les Sacramento Kings en finales de conférence. À quelques secondes de mener 3-1 dans la série, les Kings se font crucifier par Horry au buzzer. La suite, on la connait grâce à cela, le duo Bryant-O’Neal réalise la même année le three-peat.

Son dernier fait d’armes, il l’accomplit aux Spurs et avec la manière. Entre les dernières secondes du 3e quart-temps et la fin des prolongations du match 5 des Finales NBA contre les Pistons. Robert va prendre feu pour inscrire 21 points et maintenir San Antonio dans le match. Cerise sur le gâteau, il finit par climatiser tout le Palace d’Auburn Hills avec 3 points dévastateur à cinq secondes du buzzer pour que les Texans reprennent la dynamique de la série et offrir un 7e trophée à Horry.

Sans lui, toute les légendes précitées ne seraient certainement pas ce qu’elles sont devenues et peuvent encore le remercier.

7 titres pour le plus légendaire des remplaçants. © YouTube

Aujourd’hui, Robert Horry fait partie du club très fermé des neuf joueurs comptant au moins 7 titres de champions à leur actif. Il est aux côtés de noms comme Bill Russell (11 bagues) ou encore John Havlicek (8 bagues). Le débat fait toujours rage autour de son intronisation ou non au Hall of Fame.


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